Couches Lavables
Qui irait penser aujourd’hui qu’on puisse encore vouloir laver ses couches?
Il suffit de regarder autour de nous, dans beaucoup de pays: Allemagne, Royaume-Unis, Etats-Unis ou Canada, les couches lavables sont loin d’être synonyme de régression alors qu’en France, encore trop peu de parents savent que ça existe encore et que cela n’a plus grand chose à voir avec les langes qu’utilisaient nos grand-mères mais qu’elles s’apparentent de très près aux couches jetables.
Pourquoi préférer utiliser une couche lavable, plutot qu’une couche jetable?
Un choix pour votre enfant
Il faut savoir que les gels, les produits chimiques et les composants contenus dans les couches jetables ne sont pas soumis à contrôles et aux tests indépendants.
Voici des exemples de ce que peuvent contenir les couches jetables enveloppant les fesses de bébé:
• Le polyacrylate de sodium, un des nombreux produits chimiques contenus dans les couches jetables qui rend la couche si absorbante, a été retiré des tampons féminins depuis 1985 aux USA. Il est soupçonné de provoquer des allergies graves, dont le choc toxique.
• En 1988, Öko-Test trouve du benzol (reconnu cancérigène) dans le gel des couches absorbantes.
• Du furane et de la dioxine (une des substances les plus toxiques pour l’homme, 1000 fois plus toxique que le cyanure de potassium) ont été trouvés en 1989 dans la cellulose et l’enveloppe des couches jetables.
• En 2000, Greenpeace a trouvé du TBT (tributyl étain) et d’autres composés organo-étain (hautement toxiques qui perturbent le système immunitaire et empoisonnent le système hormonal) dans les couches.
Des études de chercheurs Américains et Allemands ont mis en évidence les effets possibles des produits sur la peau de bébé et sur ses organes reproducteurs. Chez les garçons, les matières plastiques des couches jetables élèvent la température des testicules pouvant entraîner des stérilités à l’âge adulte.
Malgré ces constats, les fabricants de couches continuent d’élaborer des couches dites de plus en plus performantes avec toujours plus de produits chimiques. Et quand on sait que la peau est une des voies d’échange naturelles entre l’extérieur et l’intérieur du corps…
Il n’y a pas de produits chimiques comme dans les couches jetables, donc beaucoup moins d’irritations et d’allergies (à condition bien sûr d’utiliser une lessive douce!). Le coton des couches lavables permet à la peau de bébé de respirer.
Un Choix pour les parents
En ce qui concerne les couches jetables, si vous changez votre enfant entre 6 à 8 fois par jour, 365 jours par an pendant plus de 2 ans et demi, vous utiliserez en moyenne 6750 couches. En étant conscient que beaucoup d’enfants sont propres bien après 2 ans et demi! Sachant que le prix moyen d’une jetable est de 0.25 euros, elles vous coûteront donc environ 0.25*6750 = 1687,5 euros! Et encore, si vous utilisez des pampers active-fit, il faut multiplier par deux!
En ce qui concerne les couches lavables, une fois l’investissement de départ réalisé (achat de la vingtaine de couches nécessaires pour ne faire que deux lessives par semaine), soit entre 200 et 400 Euros, il faut ajouter le coût des lessives, environ 200 Euros. Pour un deuxième enfant, l’économie est encore plus importante car les couche lavables peuvent être réutilisées pour un deuxième, voire un troisième enfant. Vos enfant les utiliseront peut-être aussi pour leurs enfants! Et ainsi de suite…
Le budget moyen est donc de 1650 Euros pour des couches jetables contre 400 à 600 Euros pour des couche lavable. Le coût de ces dernière étant dégressif pour chaque enfants les utilisant. Par exemple pour une famille ayant eu 4 enfants: le coût en couches jetable serait de 6600 Euros (44000 Francs) alors qu’il serait de 1000 à 1200 Euros pour des couches lavables…
Un choix pour l’environnement
En terme de matières premières : il faut quatre fois plus de matières (plastiques, cellulose…) pour fabriquer une seule couche jetable, qui va durer quatre heures, qu’une couche lavable, qui peut durer trois ans (et dans la matière, j’intègre la lessive) !
En terme d’énergie : il faut une fois et demi plus d’énergie pour fabriquer une couche jetable que pour fabriquer et laver une réutilisable.
En terme de consommation d’eau : là encore, il faut une fois et demi plus d’eau pour simplement fabriquer un lange jetable que pour fabriquer et utiliser un réutilisable (et je compte dedans la chasse d’eau des toilettes).
Enfin, en ce qui concerne les déchets, la différence est encore plus flagrante : 6 750 couches jetables, ça représente environ une tonne et demi de déchets non biodégradables par bébé, pour un volume de 9 m3, soit la surface d’une kitchenette, par exemple !
Les couches lavables, elles, représentent 0,2 m3 de déchets dégradables pour un poids d’environ 300 kg, ce qui n’est pas tout à fait pareil…
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Posté par Pitipiyo le 8 Janvier, 2006 - 21:39.
La question revient souvent: comment faire en cas de caca dans la couche?
Tout d’abord, on peut, au préalable, mettre, à l’intérieur de la couche, un papier de protection (biodégradable) qui peut être lavé et réutilisé si il n’y a eu que du pipi. Si il contient du caca, il peut être jeter dans les toilettes, le feu, le compost, la poubelle… Les lingettes jetables du commerce peuvent aussi être lavées et servir de protection. Il est possible également de mettre un morceau de tissu polaire à l’intérieur de la couche car le caca n’y adhère pratiquement pas. Il suffit alors de secouer ce voile polaire au-dessus des toilettes puis de le laver avec les couches.
Si vous ne voulez pas utiliser de papier de protection ou de voile polaire ou si le caca a largement débordé, vous pouvez laver grossièrement la couche avec une douchette.
Les couches lavables peuvent être stockées 2 à 3 jours en attendant d’être passées au lave-linge. Deux possibilités de stockage:
1) à sec: les couches sont stockées dans un seau avec un couvercle. On peut rajouter un coton imprégné de 2 à 3 gouttes d’huile essentielle (lavande, tea tree…) pour l’odeur. (inconvénient: macération des couches, développement des bactéries)
2) dans de l’eau: les couches sont stockées dans un seau d’eau. Vous pouvez rajouter dans cette eau une toute petite quantité d’huile essentielle, d’extrait de pépin de pamplemousse, de vinaigre blanc. (inconvénient: les tissus imperméables et les élastiques supportent mal ce traitement à la longue…)
Toutes les couches peuvent être lavées à 40° et même à 60° (environ 1 fois par mois). Les couches classiques (sans tissu imperméable) peuvent passées à 90°. La lessive utilisée doit contenir le moins de glycérine possible et il ne faut pas mettre d’assouplissant, car cela “graisse” les couches et les rend moins absorbantes. Vous pouvez utiliser des balles de lavage dans le tambour de la machine pour améliorer l’efficacité de la lessive. A la fin du lavage, pour débarasser les couches de tous les résidus, on peut relancer un cycle de rincage et d’essorage.
Enfin, pour le séchage, les couches classiques peuvent être mises au sèche-linge. Les TE1 sont plus fragiles, donc il vaut mieux les faire sécher à l’air libre, au soleil.
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Posté par BB Bio le 9 Janvier, 2006 - 00:57.
Couches lavables.
Couches-culottes à taille unique.
Les couches-culottes à taille unique s'adaptent à la croissance du bébé. On peut les mettre aux nouveau-nés comme aux bébés de 15kg. Pour ce faire, il suffit de procéder à un réglage très simple. Elles requièrent l'utilisation d'une culotte de protection imperméable.
Avantages et inconvénients:
" + Les couches-culottes à taille unique s'adaptent à la croissance de votre bébé.
" + Pour une famille ayant deux enfants en bas âge dont la taille diffère, ce système permet d'acheter un seul type de couches et d'éviter le triage au moment du rangement.
" +/- Les frais d'achat sont plus élevés que pour les couches-culottes multi-tailles, mais au total la dépense est de 30% inférieure.
" - La durée de vie des couches-culottes à taille unique est plus limitée que celle des couches-culottes multi-tailles car elles sont utilisées pendant toute la période de change.
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Couches-culottes multi-tailles
Les couches-culottes multi-tailles sont des couches formées comme celles à taille unique à la différence qu'elles existent dans plusieurs tailles. Elles sont très simples d'emploi car aucun réglage n'est nécessaire. Elles requièrent l'utilisation 'une culotte de protection imperméable.
Avantages et inconvénients:
" + La taille correspond toujours parfaitement au poids de votre bébé.
" + La pose de cette couche-culotte se fait plus facilement, aucun réglage n'est nécessaire.
" + Les couches-culottes multi-tailles sont utilisées pendant une période limitée, ainsi elles s'abîmeront moins vite et pourront facilement être utilisées pour plusieurs enfants.
" - L'achat d'un lot de couches-culottes multi-tailles est plus coûteux.
Couches-culottes intégrales
Les couches-culottes intégrales sont des couches qui combinent une couche intérieure absorbante et une culotte imperméable extérieure. Elles ne nécessitent pas l'utilisation d'une culotte imperméable par dessus, car elle est intégrée.
Avantages et inconvénients:
" + Les couches-culottes intégrales sont très faciles à utiliser car elles ne nécessitent qu'une manipulation.
" + Elles peuvent être utilises lors des sorties, garde, dépannage, &
" - Elles sont plus chères à l'achat.
" - Elles sont moins performantes qu'un système en deux parties (couche-culotte + culotte de protection), surtout pour les bébés allaités qui ont des selles plus liquides.
" - Risques de fuites, après une utilisation intensive (nombreux lavages et séchage au sèche-linge).
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Langes
Les langes sont des carrés de tissu absorbants que l'on plie et avec lesquels on lange bébé. Ils doivent être combinés à une culotte de protection imperméable. Ces langes restent le système le plus économique et le plus rapide à sécher!
Avantages et inconvénients :
" + Les langes à plier sont très bon marché. Après la période de change, ils peuvent être utilisés à d'autres fins comme par exemple, servir de double-couche dans une couche-culotte.
" + Les langes à plier sèchent très rapidement et sont utiles pour des familles sans sèche-linge.
" + Ce système est idéal pour les nouveau-nés.
" - Les langes à plier entraînent un lavage plus fréquent de la culotte de protection car les langes à plier ne sont pas froncés au niveau des cuisses et donc les selles peuvent déborder.
" - Les langes à plier sont plus difficiles à utiliser chez les plus grand.
" - Les langes à plier sont moins confortables pour le bébé plus grand. Ce système est fort épais et votre bébé à moins de liberté de mouvement.
" - Beaucoup de parents abandonnent ce système car il est plus contraignant que les couches-culottes formées.
Culottes de protection.
La culotte de protection est l'accessoire indispensable aux couches lavables. Une fois, votre bébé langé, vous devrez avoir recours à l'utilisation d'une culotte imperméable. Elle se met par dessus la couche de coton, mais n'est bien entendu pas nécessaire pour les couches intégrales.
Culottes de protection classiques
Les culottes de protection classiques sont composées de nylon ou de polyester, enduit le plus souvent avec du polyuréthane. Ces culottes imperméables existent dans plusieurs tailles, pour être toujours bien adaptées à la morphologie de bébé.
Culottes de protection en laine vierge
Les culottes de protection en laine vierge sont les plus naturelles de toutes les culottes de protection, aucune imperméabilisation n'a été effectuée à l'intérieur de ces culottes. Elles ont l'avantage de laisser la peau totalement respirer. L'humidité s'évapore doucement par la culotte et le bébé reste moins humide à l'intérieur. La laine vierge contient de la lanoline qui est sécrétée par la peau des moutons. C'est grâce à cette substance que la pluie ne pénètre pas dans leur fourrure.
Accessoires
Double couche
Les double-couche sont utilisées pour augmenter l'absorption. Elles sont surtout nécessaires la nuit et les siestes, mais peuvent bien entendu être utilisées en journée si votre bébé urine beaucoup.
Papier de protection
Le papier est un rectangle très solide qui se place dans la couche, afin de retenir les selles pour les mettre dans les toilettes sans avoir à gratter et rincer avant lavage.
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Posté par Pitipiyo le 9 Janvier, 2006 - 00:28.
A Rennes, l’association Couleur Bebe milite pour le retour des couches lavables , en effet aujourd’hui ce sont les couches jetables qui sont le plus souvent utilisees hors elles couctent plus cheres et surtout elles ne sont pas forcement ecologiques…
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Posté par Pitipiyo le 9 Janvier, 2006 - 00:22.
Vous retrouverez l'integralite du dossier sur les langes ecolo ici
Introduction
Quand on a des enfants en bas âge, les couches et les lingettes sont devenues quasi incontournables. Mais ces produits sont mauvais pour l'environnement, parce qu'ils sont jetables et qu'on ne peut pas les recycler.
Chaque enfant va utiliser 5 000 couches et au moins autant de lingettes jusqu'à l'âge de 2-3 ans. De quoi remplir une chambre jusqu'au plafond ! Il faut savoir qu'une couche usagée met 300 ans à se dégrader dans la nature, et la brûler serait néfaste pour l'atmosphère.
Lingettes et couches-culottes (novembre 2003)
Quand on a des enfants en bas âge, les couches et les lingettes sont devenues quasi incontournables. Mais ces produits sont mauvais pour l'environnement, parce qu'ils sont jetables et qu'on ne peut pas les recycler.
Chaque enfant va utiliser cinq milles couches et au moins autant de lingettes jusqu'à l'âge de 2-3 ans, de quoi remplir une chambre jusqu'au plafond. Il faut savoir qu'une couche usagée met trois cents ans à se dégrader dans la nature, et la brûler serait néfaste pour l'atmosphère.
La chose la plus simple à essayer est, tout d'abord, de réduire la consommation de couches et de lingettes.
On peut aussi aller plus loin. A la maison, on peut utiliser un coton mouillé, comme on le faisait il y a encore quelques années. C'est bien moins cher et ça pollue moins parce que c'est moins compliqué à fabriquer.
En France, les femmes qui utilisent des couches lavables, et donc réutilisables, passent pour des arriérées. Mais en Angleterre, c'est très courant car il existe des entreprises spécialisées dont les camionnettes font le tour des maisons chaque jour, récupèrent les couches sales et rapportent en même temps les couches qu'elles ont lavé la veille. Une idée à développer en France...
Il faut garder à l'esprit que tous les nouveaux produits que l'on achète ne sont pas forcément un progrès pour l'environnement.
La couche lavable, le retour ! (fevrier 2005)
Je vais enfin vous présenter le sujet pour lequel j'ai eu le plus d'emails de téléspectateurs et téléspectatrices en quatre ans de "Maternelles". Je veux parler des couches réutilisables, aussi appelées couches lavables.
Pour vous donner mon avis sur la question, j'ai tout simplement testé moi-même ces fameuses couches réutilisables sur mon petit dernier, Gautier, presque 2 ans.
D'abord, vous oubliez vos idées préconçues sur les langes qu'utilisaient nos mères ou grand-mères - qui existent toujours dans certains catalogues spécialisés - qu'il fallait plier d'une manière rigoureuse et compliquée pour qu'elles tiennent et résistent aux fuites.
Moi, je veux vous parler des nouvelles couches réutilisables, qui sont radicalement différentes. Ces dernières sont composées de trois parties :
• la couche en coton épais tissé à la manière d'une serviette de bain très épaisse, munie de scratches ou de boutons pressions ;
• une bande absorbante, également en coton ;
• la culotte de protection en plastique, pour éviter les fuites.
Ce qu'il ne faut pas oublier, c'est le tissu protecteur, qui lui est jetable et qui permet de récupérer une partie des "gros cacas" et facilite bien le lavage.
C'est quand même très simple. Et pour ceux qui trouvent ce système trop contraignant, il existe une couche lavable où il suffit de glisser la bande absorbante. Ça coûte plus cher mais c'est plus pratique.
Donc, première conclusion : la pose ne pose aucun problème.
Passons maintenant à la phase "absorption". Et là, après des débuts pas géniaux liés à un mauvais positionnement de la couche sur mon petit Gautier, tout est rentré dans l'ordre. Ça arrive que ça déborde encore, mais c'était aussi le cas avec des couches jetables.
Donc, seconde conclusion : l'absorption est bonne !
A noter qu'il faut laver au moins cinq fois les couches neuves pour qu'elles deviennent réellement absorbantes, avant de les utiliser pour la première fois.
Enfin, voyons la phase "lavage-séchage". Les couches lavables nécessitent une petite organisation, car évidemment, il faut faire une machine au moins tous les deux jours, et c'est sûr que ça prend plus de temps que des couches jetables. Et si vous le changez huit fois par jour, il faut une machine par jour.
Impératif : pas d'assouplissant, qui diminue le pouvoir absorbant. Il est indispensable de disposer d'un sèche-linge, car les couches lavables sont très épaisses et mettent du temps à sécher. Et s'il pleut trois jours de suite - ça m'est arrivé -, vous vous retrouvez bien embêté.
Donc, troisième conclusion : il faut accepter de passer un peu plus de temps et avoir un sèche-linge en cas de période de pluie pour dépanner.
Mais à mon avis, l'inconvénient principal est un problème d'image : "Ça fait ringard, c'est pas hygiénique, c'est revenir en arrière...", j'en passe et des meilleures sur les remarques concernant ces couches, qui franchement, méritent d'être reconsidérées.
Alors, si, avec tout ce que je viens de vous dire, vous êtes intéressé mais hésitant à vous lancer dans l'aventure des couches lavables, je vous propose une démarche progressive et tout en douceur :
1 - Vous achetez une couche lavable pour faire un essai, vous regardez ce que ça donne, et si ça vous plaît, vous en achetez d'autres. Ça coûte environ 20 à 25 euros l'unité.
2 - Si ça vous plaît mais que c'est le lavage des couches salies par les "gros cacas" qui vous pose problème, si vous remarquez que votre enfant a l'habitude de s'y prendre à heure fixe, à ce moment-là passez par une couche jetable.
Et puisque ce sujet est vaste et que vous vous posez sans doute des questions sur l'économie réelle de ces couches ou le gain pour l'environnement, je proposerai dans ma prochaine chronique un comparatif thématique entre les couches jetables et réutilisables.
La couche lavable, suite et fin ! (fevrier 2005)
Dans une précédente chronique, je vous avais expliqué que les nouvelles couches réutilisables se posaient très facilement, qu'elles étaient bien absorbantes mais qu'elles nécessitaient une petite organisation et un peu plus de temps disponible à consacrer à leur lavage.
Je vous avais également précisé que leur problème principal n'était pas l'usage mais leur image et d'idées préconçues !
Alors, commençons par le prix : pour répondre aux mamans horrifiées par les 25 euros que coûte une seule couche : oui, les couches lavables coûtent plus cher à l'unité mais il faut regarder le budget dans sa globalité.
En moyenne, vous utiliserez 6 750 couches jetables durant les trois premières années de votre enfant, ce qui vous coûtera pas loin de 2 000 euros, contre une vingtaine de couches réutilisables multi-tailles pour un budget de 500 euros.
Vous rajoutez le coût de l'eau et de l'électricité lié aux machines à laver, environ 0,70 euro, d'après un organisme allemand, ce qui représente grosso modo 700 euros, si vous en faites tous les deux jours.
Vous obtenez une différence de 800 euros au final !Ce qui est loin d'être négligeable, sans parler du fait que vous pourrez réutiliser certaines couches pour un deuxième enfant.
Poursuivons par l'impact sur l'environnement : nombre de réflexions telles que : "Oui, mais si on intègre la quantité d'eau nécessaire au lavage et l'électricité consommées, l'impact sur l'environnement des couches réutilisables n'est-il pas important ?". Je réponds que c'est oublier que les couches, avant de les utiliser, il faut les produire ! Et produire une couche jetable, ce n'est pas coton !
Alors, regardons le cycle de vie de ces couches, depuis leur fabrication jusqu'à leur fin de vie.
En terme de matières premières : il faut quatre fois plus de matières (plastiques, cellulose...) pour fabriquer une seule couche jetable, qui va durer quatre heures, qu'une couche lavable, qui peut durer trois ans (et dans la matière, j'intègre la lessive) !
En terme d'énergie : il faut une fois et demi plus d'énergie pour fabriquer une couche jetable que pour fabriquer et laver une réutilisable.
En terme de consommation d'eau : là encore, il faut une fois et demi plus d'eau pour simplement fabriquer un lange jetable que pour fabriquer et utiliser un réutilisable (et je compte dedans la chasse d'eau des toilettes).
Enfin, en ce qui concerne les déchets, la différence est encore plus flagrante : 6 750 couches jetables, ça représente environ une tonne et demi de déchets non biodégradables par bébé, pour un volume de 9 m3, soit la surface d'une kitchenette, par exemple !
Les couches lavables, elles, représentent 0,2 m3 de déchets dégradables pour un poids d'environ 300 kg, ce qui n'est pas tout à fait pareil...
Alors, la conclusion est simple. Que ce soit au niveau du prix global ou de l'impact total sur l'environnement ou l'énergie, les couches lavables sont très largement plus avantageuses que les couches jetables, qu'on se le dise une fois pour toutes !
Si ces nouvelles couches lavables sont aussi peu utilisées, c'est :
1 - parce qu'elles ne sont pas connues,
2 - parce qu'elles demandent plus de soins,
3 - parce qu'on a toujours tendance à choisir la facilité.
Mais figurez-vous que, là encore, une parade existe et que des associations se montent en France pour proposer - comme en Allemagne, au Royaume-Uni ou en Suisse, où c'est courant - un système de collecte des couches lavables. Les couches sont récupérées le soir par une société de lavage et retournées le lendemain matin, propres et séchées, à leur destinataire.
Voilà, j'espère qu'avec ces petits éclairages, vous pourrez vous faire un avis plus précis quant aux choix des couches qui garniront les belles petites fesses de vos bébés !
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Posté par Pitipiyo le 9 Janvier, 2006 - 00:03.
La laine peut rétrécir si celle ci est exposée à de violents changements de températures, si votre culotte a ete lavée ou sechée en machine par accident et est devenue minuscule, il y a la plus part du temps une solution.
Vous allez avoir besoin d’une grande bouteille de démellant pour les cheveux o_O (une marque bon marche fera l’affaire).
Remplissez vorte bassine avec de l’eau tiède et diluez la moitie de la bouteille de démélant dans l’eau, faite tremper la culotte dans le bain. Ensuite vous étirez la culotte doucement jusqu’a ce qu’elle reprenne sa taille normale en utilisant plus de demelant si besoin.
Une fois que la culotte a repris sa taille, il faut veiller a bien la rincer, en utilisant de l’eau clair.
Rincez soigneusement avec une eau ni trop chaude, ni trop froide pour ne pas abimer la laine a nouveau. Faites un dernier rinçage dans la bassine en ajoutant une cuiller a soupe de vinaigre blanc (pour ne pas que la couche conserve les odeurs et qu’elle garde ses propriétes étanches/absorbantes.
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Posté par Pitipiyo le 9 Janvier, 2006 - 00:01.
Prenez une culotte propre et mettez la a tremper dans une bassine d’eau tiède.
Prenez un petit recipient avec un couvercle (petit pot de bébé par exemple), remplissez le d’eau et ajouter un peu de lanoline (l’équivalent d’un petit pois), quelques gouttes de shampooing pour la laine, et secouez. Faites chauffer le mélange au micro-onde ou au bain-marie.
La lanolin devrait avoir fondue et créer une émulsion.
Enlever la culotte de la bassine et versez l’émulsion dans la bassine, mélangez bien et replongez la culotte dans le bain pendant 10mn.
La laine va absorber la lanoline. Sortez la culotte et essorez la, enroulez-la dans une serviette pour enlever l’eau et étendez la culotte.
Vous devriez avoir à lanoliser la culotte une à deux fois par mois maximun (dans le cas d’une utilisation quotidienne).
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Posté par Pitipiyo le 8 Janvier, 2006 - 23:50.
Parents ou l’art de la desinformation
Liberation des femmes oblige, nos meres les avaient oubliees avec plaisir…
Trente ans plus tard, elles reviennent, via les pays nordiques et anglosaxons, dans le soucis de preserver l’environnement, les couches jetables n’etant pas biodegradables.
Une bonne idee mais qui necessite pas mal de temps et de travail! Car ces couches en coton demandent un grand entrtien. Il faut les laver a 95ºc pour les deinfecter sans utiliser d’eau de Javel (irritante) et les repasser a fer chaud pour tuer les microbes.
Et si on veut aller au bout de la demarche ecolo, le savon doit etre lui aussi biodegradable et la depense d’eau raisonnable, tout en garantissant un rincage soigneux.
Par ailleurs, a raison de 8 couches par jour, il faut constituer un stock important. D’ou un investissement un peu couteux au depart (comptez 120 euro), mais rentabilise au fils des mois.
Source: Parents nº442 - decembre 2005 - page 40
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Posté par Pitipiyo le 8 Janvier, 2006 - 23:34.